Alerte enlèvement - le Conseil National accepte nos motions (4.10.) Beispiel

Alerte enlèvement le Conseil national accepte nos motions

Par Didier Burkhalter, conseiller national (PRD/NE), vice-président du Groupe radical-libéral de l’Assemblée fédérale.

Le 15 août dernier, dans la ville française en fête de Roubaix, un petit garçon de 5 ans est enlevé en début d’après-midi. Il est retrouvé en fin de soirée, menacé mais vivant. Entre-temps, l’alerte enlèvement avait été lancée et avait permis à la police de recevoir l’aide décisive d’un témoin.

Ce système, qui existe donc en France depuis une bonne année, est apparu aux Etats-Unis il y a déjà dix ans. Plus exactement, son origine se trouve au Texas. Là-bas, le système a été introduit sous le nom d’ Â« Amber Alert Â», à la suite de l’enlèvement tragique d’une jeune fille. Résultat aux Etats-Unis depuis lors : quelque 140 enfants retrouvés.
L’alerte enlèvement n’est certes pas une assurance tous risques, mais c’est une chance réelle de plus de sauver des vies d’enfants.
Sur notre proposition, la commission des affaires juridiques a décidé, durant ce même dernier mois d’août marqué par un autre enlèvement tragique dans notre pays, d’agir tout simplement, mais résolument. Et de la manière la plus rapide. Elle propose, à l’unanimité, de donner un signal politique très clair, un signal que l’on peut résumer en une phrase : nous voulons un dispositif complet d’alerte enlèvement en Suisse dès que possible. Le plénum du Conseil national vient de donner son feu vert.
Très concrètement, nous proposons deux motions.

La première motion est globale. Elle demande l’introduction d’un système alerte enlèvement tel qu’il existe en France, Aux Etats-Unis et au canada. A savoir : un dispositif permettant la diffusion rapide et sur l’ensemble du territoire national d’informations précises relatives à l’enlèvement afin de provoquer des témoignages utiles de la population. Les moyens de diffusion sont très larges, allant de tous les médias électroniques et outils Internet aux messages dans les gares, les restauroutes ou dans les aéroports, par exemple.

Cette mise en place d’une alerte enlèvement « Ã  la Suisse Â» doit se faire évidemment en étroite collaboration avec les cantons. Ce qui devrait être d’autant plus facile que les polices cantonales viennent de décider d’un commun accord d’avancer sur le terrain de la réalisation en parallèle de nos efforts politiques.

De plus, il faut que cette démarche helvétique soit coordonnée avec les développements européens. En plus de la France, divers pays sont en phase de test. Mais, surtout, l’Union européenne envisage sérieusement de mettre en place un système européen, ce qui constituerait l’idéal en la matière, tout spécialement pour la Suisse où l’on est toujours tout près d’une frontière.
La seconde motion est plus spécifique. Elle reprend l’idée lancée par une jeune avocate genevoise, Mme Giardina, qui a imaginé de prévoir une mesure immédiate simple et efficace pour une première alerte régionale. Il s’agit d’utiliser pleinement les potentialités des nouvelles technologies, en l’occurrence les MMS sur les téléphones portables. Il est en effet possible de contacter directement toutes les personnes disposant d’un portable et se trouvant dans une zone déterminée, autour de l’endroit de l’enlèvement. Le message comprendrait la photo de l’enfant, un bref signalement et un numéro de téléphone de contact pour tout témoignage. Cette mesure présente des avantages considérables en termes de rapidité et d’efficacité. Par ailleurs, les opérateurs de téléphonie semblent lui accorder une oreille attentive…

C’est dans cet esprit constructif et concret que le Conseil national a donc maintenu le rythme soutenu et confirmé la juste direction.

DB/4 septembre 2007
Postulat no 07.3332
visant à "mettre le turbo fédéral" pour les transports d'agglomération vient d'être accepté par le Conseil fédéral. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous: